Photo: Claire Renaud

Jean-François Boisvenue

La dette de Dieu

Multidisciplinaire

Quand Dieu a conçu notre monde, il était à court de liquidités, et il a donc été obligé d'emprunter de l'argent au Diable pour terminer la création. Et c'est de cette dette que découlerait l’omniprésence du Diable qui rôde depuis toujours au-dessus de son bien. C’est de cette prémisse que part le performeur Jean-François Boisvenue pour nous livrer un essai scénique explorant le thème de l'endettement et du crédit. À travers plusieurs tableaux allant de la danse au théâtre en passant par l’émission culinaire, l’auteur et interprète s’intéresse aux multiples facettes de la dette que ce soit à l’échelle personnelle ou collective. Abordé sous des angles documentaires, poétiques, humoristiques ou autobiographiques, ce spectacle solo nous laisse entrevoir les différentes manières — souvent insidieuses — dont le crédit régit la mécanique de nos vies.

Idéateur, auteur et interprète
  • Jean-François Boisvenue
Assistante-metteuse en scène
  • Marilou Huberdeau
Conseiller à la mise en scène et concepteur sonore : Gaétan Paré
  • Gaétan Paré
Collaboratrice à l'écriture, scénographe et conceptrice vidéo
  • Claire Renaud
Conseillère chorégraphique
  • Catherine Laframboise Desjardins
Directrice de production et éclairagiste
  • Juliette Dumaine
Consultante à la recherche
  • Julia Posca
Conseillère artistique
  • Dominique Leclerc

Jean-François Boisvenue a étudié le cinéma au niveau collégial, puis a complété une formation d'acteur à l'École Supérieure de théâtre de l'UQÀM en 2006. Depuis, il a participé à plusieurs productions théâtrales en tant qu’acteur, metteur en scène, auteur, traducteur, concepteur vidéo, lumière ou scénographe. Il a travaillé, entre autres, avec Mireille Camier (Ivresse, 2017), Nicolas Berzi (Peep Show, 2015), Catherine Bourgeois (Abîmés, 2016) et Gaetan Paré (Opera Omnia, 2017). Il y a un peu plus de trois ans, il est revenu à ses premières amours et s’est lancé dans la réalisation d'une série de courts-métrages autour du thème de l'obsession, ce projet a donné naissance à un long-métrage intitulé Toujours Encore.

Jean-François a réuni autour de lui une équipe qui participe activement à l'élaboration du projet. Chacun est appelé à s'exprimer, proposer ou s'opposer. Jean-François arrive avec des idées, des textes et des intentions que chacun vient teinter de son expérience et de son expertise. Les membres du groupe ont une vision commune de la création artistique. Ils ont tous un désir d'aller au-delà des limites. Ils souhaitent présenter des formes nouvelles qui dérangent et qui proposent des réflexions sur la condition humaine et l'existence. En somme, ils ont quelque chose à dire et souhaitent le dire autrement. Ils pourraient ainsi se qualifier "d'excentriques" et de "délinquants". Ils sont fascinés par l'art qui remet en question une vision unique de la réalité et du monde tangible. C'est pourquoi ils désirent faire de La dette de Dieu une construction artistique qui repense le réel et qui offre plusieurs niveaux de perception et de lecture.