Photo: Khoa Lê

Félix-Antoine Boutin / Création Dans La Chambre

Petit guide pour disparaître doucement

Théâtre

Petit guide pour disparaître doucement est le second tome d’une réflexion sur la porosité de l’existence entamée à l’hiver 2016 avec la création du spectacle Un animal (mort). Ce travail philosophique, mais sensible s’intéresse à l’éclatement de la notion de l’«être» tel qu’elle est développée dans la pensée actuelle de la revendication de l’individu comme symbole d’émancipation.

Petit guide pour disparaître doucement confronte le rapport du soi au collectif. Guidé par le désir d’une empathie infinie, Félix-Antoine Boutin invente le sommaire d’une démarche par laquelle le « je » pourrait se sublimer, pour ensuite se fondre dans un « nous ». Or, comme pour s’extraire à soi il faut d’abord se définir, Boutin fait appel à des souvenirs, réels et fantasmés, incarnés par des petites maisons en origami – de ce village mémoriel émergera alors la possibilité de devenir multiple. Un travail de recherche poétique et sensible sur ces espaces inconnus qui nous habitent.

Conception
  • Félix-Antoine Boutin et Odile Gamache
Texte et Mise en scène
  • Félix-Antoine Boutin
Scénographie
  • Odile Gamache
Assistance à la création
  • Silvio Palomo
Voix
  • Marie-Line Archambault, Béatrice Brault, Violette Chauveau, Juliane Desrosiers-Lavoie, Kathleen Fortin, Sébastien René, Peter James, Maxime Carbonneau
Conseillère aux mouvements
  • Danielle Lecourtois
Manipulations
  • Jérémie Desbiens
Figuration
  • Anne-Marie Cousineau, Olivier Sylvestre, Khoa Lê, Laurence E. Perrault, Chelanie Beaudin-Quentin, Catherine Dumas, Vladimir Nicolas, Luka Dumont-Hamel, Loukie Mandalian, Louise Carrier, Rasili Botz, Luna Dansereau, Christiane Paillée
Conseil textile et confection des broderies
  • Élise Péroi
Conception d'éclairage
  • Julie Basse
Musique
  • Christophe Lamarche L.
Direction de production
  • Émilie Martel
Direction technique
  • Charles-Antoine Bertrand
Conseil dramaturgique
  • Marilou Craft
Accompagnement artistique
  • L’L (Bruxelles)
Administration
  • Sylvie Lavoie
Production
  • Création Dans la Chambre (Montréal)
Co-Production
  • Festival Actoral / L’L fondation, Usine C (Montréal)
Ce projet est rendu possible grâce au soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec

Depuis 2012, Création Dans la Chambre a créé Message Personnel, une pièce jouée dans un appartement anonyme; Le Sacre du printemps (tout ce que je contiens), coproduit en partenariat avec le Quartier des spectacles, puis présenté au Festival de Théâtre de rue de Lachine et en clôture du Festival Zone Homa; Orphée Karaoké, coproduite avec l'Usine C puis présentée au Festival OFFTA et en Belgique dans le cadre de Mons Capitale européenne de la culture; Archipel, coproduit avec le Festival de Théâtre de rue de Lachine, puis présenté dans le cadre du OFFTA; Les dévoilements simples (Strip-Tease), présenté à La Chapelle; Petit guide pour disparaître doucement, coproduite avec L'L (Bruxelles), Actoral (Marseille) et l'Usine C et présentée lors des éditions marseillaise et montréalaise d'Actoral. Création Dans la Chambre a aussi bénéficiée d'une résidence de deux ans au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui, où ont été créés les pièces Koalas et Un animal (mort).

LA PRESSE: Félix-Antoine Boutin: Je est un autre

Entrevue dans LE DEVOIR: Créer pour disparaître

Entrevue dans le JOURNAL MÉTRO: Disparaître sur scène au Théâtre La Chapelle

 

« (…) les spectacles de Félix-Antoine Boutin allient recherche formelle, plasticité inventive et recherche de nouveaux rapports au sacré. »
Philippe Couture, Voir, 2015

« Loin d’être une pièce mélancolique ou fataliste, Petit guide pour disparaître doucement transpire plutôt la sérénité d’une recherche de sens. Il n’est pas courant que les rythmes des arts visuels et du théâtre soient enchâssés avec autant d’harmonie. Félix-Antoine Boutin explore le thème de la disparition avec la naïveté d’un enfant curieux et passionné, faisant surgir les signifiants avec une
rare patience. »

Corrine Pulgar, Artichaud Magazine, 2016

« Ce poème scénique existentiel et romantique est d’une grande beauté visuelle […] Une intellectualité qui n’enlève rien au charme provocateur de cette invitation à ne plus se définir, portant de façon ludique à réfléchir. »
Mélanie Carpentier, Le devoir, 2016