Nicolas Cantin

Spoon

Danse

Elles s’appellent Gaïa et Fiona, elles ont 8 et 11 ans. Elles sont sur scène, mais se moquent bien des règles du spectacle. Elles ne les connaissent pas. Elles font surgir la lumière au travers du rideau comme une vérité qui bouleverse notre rapport au monde. Leur jeu s’incarne avec fragilité. Qu’ont-elles à nous révéler ?

Avec SPOON, Nicolas Cantin esquisse le dernier portrait d’un triptyque qui, avec CHEESE (2013) et Klumzy (FTA, 2014), présente la mémoire et l’imaginaire d’interprètes de différentes générations. À travers ces trois tableaux, autant de perspectives sur l’intime : une série en forme de poupée gigogne qui s’approche au plus près de l’enfance jusqu’à en atteindre le cœur indivisible, dense et précieux. La présence forte de Gaïa et de Fiona efface toute nostalgie, se dérobe à toute chorégraphie. Leurs gestes spontanés convoquent directement la vie sur scène, simple et brute.

SPOON est présenté en codiffusion avec le Festival TransAmériques.

 

Français d’origine, il fait sa marque comme créateur québécois, notamment avec sa trilogie Trois romances, regroupant les œuvres Grand singe (2009), Belle manière (2011) et Mygale (FTA, 2012). Ni tout à fait danse ni tout à fait théâtre, son langage allie une gestuelle minimaliste à une dramaturgie du sensible. Son univers joue avec la faille, naviguant comme un brise-glace entre l’intimité et la sauvagerie.

Généralement à l’ombre des projecteurs, il danse néanmoins dans Jachère, une chorégraphie solo de Christiane Bourget, de même que dans Tout se pète la gueule, chérie de Frédérick Gravel (FTA, 2010). Parallèlement, il enseigne le jeu à l’École nationale de théâtre du Canada ainsi qu’à l’École nationale de cirque de Montréal pour laquelle il crée par ailleurs Honolulupunch (2006). En 2013, il entame avec Michèle Febvre un nouveau cycle de portraits intitulé CHEESE, qui prend sa source dans la mémoire et les jeux de l’enfance. Poursuivie avec Ashlea Watkin dans Klumzy (FTA, 2014), cette série se clôt aujourd’hui avec SPOON. Si l’approche de Nicolas Cantin gagne en douceur avec les années, l’acuité de son esthétique singulière repose toujours sur la présence scénique forte et sensible des interprètes.

Un spectacle de
  • Nicolas Cantin
Interprétation
  • Fiona Chevarier + Gaïa Won de Jong
Complicité artistique
  • Katya Montaignac
Lumières
  • Karine Gauthier
Production
  • Nicolas Cantin + Daniel Léveillé Danse
Coproduction
  • Festival TransAmériques + La Chapelle Scènes Contemporaines
Accueil résidence et codiffusion
  • La Chapelle Scènes Contemporaines
Rédaction
  • Mylène Joly
Traduction
  • Neil Kroetsch
Création au Festival TransAmériques, Montréal, le 29 mai 2017