Photo: Brianna Lombardo

Catherine Gaudet/Lorganisme

Tout ce qui va revient

Danse

Après avoir présenté Je suis un autre (2012) et Au sein des plus raides vertus (2014), la chorégraphe Catherine Gaudet revient à La Chapelle avec Tout ce qui va revient, une percutante trilogie de solos tirés de son répertoire, qui seront interprétés par Clara Furey, Louise Bédard et Sarah Dell’Ava. Une proposition traitant de son rapport ambivalent à la performance; de la relation amour-haine qu’elle entretient avec celle-ci. L’envie de plaire et en même temps un ressentiment colérique envers le spectateur qui regarde, attend, espère être envoûté, qui scrute et guette l’enchantement comme la faille.

Le solo de Louise Bédard a été coproduit par La 2e Porte à gauche et Danse-Cité et présenté pour la première fois dans le cadre du projet Pluton.

Chorégraphe
  • Catherine Gaudet
Interprètes
  • Louise Bédard, Clara Furey, Sarah Dell'Ava.
Lumières
  • Frédérick Gravel
Conception sonore
  • Tomas Furey
Directeur technique
  • Samuel Thériault

Catherine Gaudet a complété un baccalauréat et une maîtrise en danse contemporaine à l’UQAM. Elle a d’abord travaillé en tant qu’interprète avec divers chorégraphes avant de s’engager dans une recherche chorégraphique personnelle en 2004.

Elle crée, entre autres, les pièces Grosse fatigue (2005), L’arnaque (2006), Sourire forcé (2009), L’invasion du vide (2009), Je suis un autre (2012), Au sein des plus raides vertus (2014), La très excellente et lamentable tragédie de Roméo et Juliette (2016) ainsi que de nombreuses courtes pièces, présentées au Québec, en France, au Danemark et en Belgique. Catherine est aussi membre fondatrice du nouveau modèle de compagnie LORGANISME. Elle est également l’une des idéatrices du nouveau Centre de création O Vertigo, aux côtés de Mélanie Demers, Caroline Laurin-Beaucage et Ginette Laurin.

« Ces trois solos ont été créés dans une même période, dans la même année, sur trois femmes avec lesquelles je n’avais pratiquement jamais travaillé. Les trois solos sont ainsi, par la force du temps de création resserré, traversés des mêmes obsessions. Une tentative de dire, une colère d’être sous pression, un ras le bol de la gentillesse, une inexplicable manie de ne pas pouvoir en faire l’économie. Et au final, une fragilité sans cesse renouvelée, face à l’autre. »

Le travail de Catherine Gaudet plonge dans les méandres de la psyché humaine et cherche à relever les traces subtiles que laissent les humeurs du monde dans l’inconscient individuel et collectif. Son œuvre met en exergue l’enchevêtrement des sensations et des contradictions qui composent l’être et révèle les distorsions qui font vaciller la façade. Avec une physicalité à la fois brute et précise, elle combine subtilement tensions dramatiques, sens de l’absurde et humour noir.