Natasha Kanapé Fontaine

TSHISHIKUSHKUEU, d’après Bleuets et Abricots

interdisciplinaire

© Audet Photo
  • Jour de fête: 15$

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N’y a-t-il pas chez la femme autochtone une force qu’on ne peut dominer ? Elle traverse les siècles, les continents, et parvient aujourd’hui jusqu’à nous.

Natasha Kanapé Fontaine adapte pour la scène son recueil de poésie Bleuets et Abricots. Tshishikushkueu, la Femme de l’Espace, est libérée du silence et réclame à se reconnecter au peuple Innu. Un processus de reconstruction, une migration dans une reconquête de soi et de la culture Innu ancestrale de l’artiste. Une cérémonie unique, où le poème devient le tambour de l’invocation sur une scène habitée par l’interprète et hantée par les ancêtres.

Durée : 60 min

Manifestation alliant la poésie, le slam, le chant, le théâtre et la performance, l’artiste rassemble les principaux médiums par lesquels elle s’exprime depuis de nombreuses années. Comme plusieurs flèches pour un seul arc, elle tendra le fil de son chant intérieur pour appeler l’esprit féminin du territoire innu, Tshishikushkueu, en grande première à La Chapelle Scènes Contemporaines à Tio’tia :ke-Montréal.

En Haïti, on raconte le récit de la reine taïno Anacaona, de l’île d’Ayiti Kiskeya, figure puissante, force guerrière, poétesse et musicienne, qui fût pendue par les colons en 1504. Cinq cents ans plus tard, en 2012, des milliers de femmes autochtones descendent dans les rues au Canada. Elles incarnent le mouvement pancanadien Idle No More. Par cet imposant soulèvement mondial d’émancipation du pouvoir colonial, la mémoire renaît, les récits et les rites reviennent. Ils redonnent à la femme autochtone son identité de pilier du clan et du présent.

Natasha Kanapé Fontaine est poète. Originaire de la communauté innu de Pessamit, elle voyage sur le continent et dans le monde dans une recon-quête personnelle de l’histoire et de l’identité autochtone. Performeuse, slammeuse, peintre et actrice, elle explore les relations entre peuples, le processus du dialogue et du tannage métaphorique des consciences et des mentalités, comme des peaux à préparer pour les hivers. Elle tend aujourd’hui à dresser le portrait contemporain de la pensée innu, d’en devenir une portageuse et, dans ses pérégrinations de nomade d’aujourd’hui, d’inciter la jeunesse autochtone à déterrer le passé pour rebâtir son futur par elle-même.

Avec et par
  • Natasha Kanapé Fontaine
  • Productions Tshishikushkueu