Mani Soleymanlou

Zéro

théâtre

© Jean-François Hétu
  • Jour de fête: 15$
  • Discussion avec les artistes
  • Supplémentaire

En farsi et en arabe, zéro c’est « sefr » : le vide. C’est au cœur de cette pure abstraction qui avale tous ses multiplicateurs que nous allons plonger.

« Et si les Iraniens avaient gagné leurs élections en 2009 ? Et s’il n’y avait pas eu la guerre, l’exil, le regard de l’autre, la division, la séparation ? Et si… ? »

Cherchant ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous divise, Mani Soleymanlou veut retourner au souffle qui l’avait amené à prendre la parole il y a 8 ans pour son premier spectacle UN. À ce vide. Avant ce qui survient. Ce zéro. Ce cercle primaire qui nous (r)attache les uns aux autres.

Un objet théâtral singulier, qui se déroulera en trois temps et lieux distincts pour permettre à l’œuvre de s’installer et de vibrer différemment chez les spectateurs. Pour étirer et transformer le temps de la représentation et chercher le fondement de l’acte théâtral. Pour revenir à la question originelle : « qu’est-ce qui nous pousse les uns vers les autres et nous relie ? »

* À noter que l'accès à DIX se fera dans la limite des places disponibles. Pas de réservations. Veuillez vous présenter au Théâtre Fairmount le 23 novembre à 19h30 avec votre billet pour ZÉRO.

En travaillant de nouvelles formes d‘écriture collective et en développant une démarche intimiste, quasi documentaire, les spectacles d’Orange Noyée mettent de l’avant les interprètes qui jouent un rôle de premier plan dans la création. Tout y est dit sans retenue, sans filtre, afin de jouer avec les codes et troubler la frontière entre la scène et la salle. En cherchant à développer ainsi un espace de partage, le théâtre d’Orange Noyée se veut engageant, avant d‘être engagé. ZÉRO n’y fera pas exception, et 8 ans après UN, c’est Mani Soleymanlou qui reprend la parole, seul sur la scène de La Chapelle sur laquelle il avait débuté.

Créée à Montréal en 2011 par l’acteur Mani Soleymanlou, la compagnie Orange Noyée tient son nom d’une tradition persane. Lors du Nouvel An iranien, parmi d’autres éléments qui décorent la maison, on trouve un bol d’eau à l’intérieur duquel flotte une orange. Celle-ci représente la terre flottant dans son univers, le bol d’eau. L’appellation Orange Noyée invoque la noyade de la terre, dans son univers. L’idée que nous sommes submergés par notre temps, notre époque, est au cœur de la réflexion de la compagnie et des artisans qui y œuvrent.

Texte, mise en scène et interprétation
  • Mani Soleymanlou
Assistanat à la mise en scène
  • Jean Gaudreau
Conception d’éclairage
  • Erwann Bernard
Conception sonore
  • Larsen Lupin
Composition originale
  • Albin de la Simone
Direction de production
  • Catherine La Frenière
Direction technique
  • Éric Le Brec’h
Secrétariat général et collaboration
  • Xavier Inchauspé
Une coproduction de
  • Orange Noyée, Théâtre français du CNA
En codiffusion avec
  • La Chapelle Scènes contemporaines